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Variabilité dans les profils des unités d’hospitalisation à domicile

Un rapport de IASIST montre la large variabilité dans la casuistique des unités d’hospitalisation à domicile (HAD) en Espagne. Avec une analyse de 9 440 cas dans 20 unités HAD, il est conclu qu’il s’agit d’une «ressource peu homogène».

L’hospitalisation à domicile (HAD) est une modalité d’assistance qui fournit des soins spécialisés aux patients chez eux, sous la responsabilité de l’hôpital. Les patients sont souvent transférés à l’unité de HAD depuis les urgences ou les unités d’hospitalisation quand on considère que, par leurs caractéristiques pathologiques et cliniques, ils recevront des soins plus adéquats à leurs besoins. En raison de la situation démographique, économique et technologique actuelle, les unités de HAD sont considérées comme une ressource alternative à l’hospitalisation conventionnelle et augmentent tant la satisfaction que la sécurité des patients.  

Néanmoins, la large définition de HAD est soupçonnée d’entraîner une interprétation différente dans chaque hôpital, qui appliquera à son unité des modèles et des fonctionnalités différentes. IASIST présente une analyse qui prend en considération tant les causes d’hospitalisation à domicile que les diagnostics, la durée du séjour et les pourcentages de réadmission et estime que la variabilité entre les unités montre différents profils importants. 

Quelques données à souligner:  

-Le séjour moyen des unités varie entre 4 et 17 jours. La durée moyenne par patient aux HAD après une hospitalisation conventionnelle est de 9,85 jours, tandis que celle des patients en HAD sans hospitalisation préalable est de 8,89 jours. 

- La catégorie majeure de diagnostique (CMD) la plus fréquente dans les unités de HAD est celle de l’appareil respiratoire, malgré que le rang de patients atteints de ces pathologies varie entre 1,6% et 71,8% (c’est-à-dire, un rang de 70%) selon l’hôpital. 

- La cause, c’est-à-dire, le groupe lié au diagnostic (GRD), plus habituel chez les patients en HAD sont les soins et la convalescence (13,9%), généralement, postérieurs à une intervention traumatologique. 

Une analyse spécifique a été faite aux patients chroniques, qui souffraient de BPCO ou d’insuffisance cardiaque (IC), dans lesquels la variation devient plus évidente. Par exemple, malgré que la durée moyenne de HAD pour les deux types de patients est autour des 9 jours, la moyenne de certains hôpitaux est de 17 jours (avec d’autres de 15, 14, 13 jours) dans le cas des patients atteints de BPCO et seulement dans un cas isolé, les patients d’IC dépassent les 11 jours de HAD (avec une moyenne de 15 dans un seul hôpital). Ce que l’on considère comme un « échec » de l’HAD est le pourcentage de réadmission à l’hôpital des patients, qui chez les patients de BPCO varie entre 0 et 29% et chez les patients d’ICC de 4% à 19%. Le rapport souligne l’importance des pourcentages qui représentent un numéro « non négligeable » de cas. 

En conclusion, il semble évident que les unités présentent des profils et des casuistiques très différentes entre les soins aux patients traditionnellement aigües, patients subaigus de convalescence et gestion de patients chroniques. Il est difficile de dégager des « patrons concrets » à partir de ces données avec l’une des variables. D’autre part, comme il est conclu par le rapport IASIST, cela renforce l’idée que la HAD « a encore un long chemin d’amélioration à parcourir », commençant, par exemple, par « sa définition ». 

Source:

IASIST. Hospitalización a domicilio: un recurso poco homogéneo. IAnews. Abril 2016. Disponible en: www.iasist.com/es/21129/Hospitalizacion-a-domicilio-un-recurso-poco-homogeneo

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