Spanish
Français

Logement et santé : une intégration pour améliorer la qualité de vie

L’importance du domicile dans le développement des politiques publiques de santé.

Un nombre important d’enquêtes réalisées dans plusieurs pays européens, montrent la claire préférence des personnes âgées de rester chez elles plutôt que d’intégrer une résidence ou une maison de retraite. En parallèle à ce phénomène, les systèmes de santé sont chaque fois plus intéressés par le développement des alternatives à l’hospitalisation conventionnelle, et ils encouragent des initiatives comme l’hospitalisation à domicile, spécialement orientée aux personnes souffrant d’une ou de plusieurs maladies chroniques. Nous observons donc, l’importance du domicile dans le développement des politiques publiques de santé.

La qualité d’un logement et la santé de son résident ont un impact essentiel l’un sur l’autre. Ce constat est de plus en plus évident dans les analyses. Ainsi, une étude au Royaume-Uni montré que le logement de mauvaise qualité coûte au moins 2,5 milliards de livres au NHS (National Health Service). Il est donc nécessaire de prendre en compte l’importance de la qualité du logement pour garantir un bon état de santé et une bonne qualité de vie à la population.

Un institut qui a proposé plusieurs solutions pour augmenter la coopération entre le secteur immobilier et celui de la santé, est le King’s Fund au Royaume-Uni. Il est possible, par exemple, de mettre en place plus d’établissements de récupération, permettant aux patients de sortir plus tôt des hôpitaux. La mise en place des mesures pour lutter contre des logements humides ou mail isolés permettrait aussi d’améliorer la santé des personnes qui y résident à long terme.

Des associations sont en place dans plusieurs pays pour promouvoir et soutenir le logement intégré avec la santé, telles que :

  • Au Royaume-Uni, Home Group offre un soutien à des groupes ciblés, tel que des patients atteints de troubles de santé mentale, ou les personnes âgées. Les solutions du Home Group sont souvent des alternatives à l’hospitalisation, permettant aux personnes de vivre dans un environnement plus indépendant et moins isolé, mais en même temps, avec un niveau de support. Leurs clients inscrits dans le programme de logement social, ont montré des capacités—qui n’existaient pas précédemment— pour préparer les repas et faire des courses ; ils nécessitaient aussi moins de médicaments. Ces possibilités ont été attribuées au changement d’environnement.
  • Depuis 2007 en France, la Fondation Abbé Pierre a lancé une campagne pour sensibiliser la population au rapprochement entre mauvais-logement et santé. Un rapport publié en janvier 2016 souligne que l’importance de cette interdépendance n’est pas traitée de manière suffisamment prioritaire et qu’il est important de mettre en place des politiques qui rapprochent les deux secteurs. 
  • Aux Etats-Unis, il existe une initiative pour fournir des logements et un soutien aux personnes atteintes du SIDA. En plus, la Healthy Homes Initiative (HHI) est une plateforme de recherche et pour des projets, surtout pour améliorer la qualité des logements pour des enfants.

Malgré ces initiatives, ici et dans d’autres pays, un engagement politique plus important est nécessaire pour mettre en place et pour assurer le suivi des programmes officiels, avec par exemple, la création de standards de qualité minimums pour les logements. Ceci est un problème notamment dans le secteur privé où les normes concernant les chaudières ou l’isolation sont difficiles à suivre.

La collaboration entre acteurs et secteurs est essentielle. Hôpitaux, patients, architectes et professionnels des secteurs énergie et immobilier, entre autres, pourraient tous bénéficier d’un réseau ou d’un encadrement de liaison entre Logement et Santé. Il est également indispensable d’impliquer les acteurs politiques, au niveau national et aussi au niveau municipal.

Le fait que des bénéfices à long terme ne soient pas faciles à quantifier rend plus difficile l’accès aux financements et aux subventions. Cette collaboration intersectorielle, y compris le partage des données et des preuves, aiderait un mouvement vers la mise en place de programmes pour relier le logement et la santé. 

  • Fondation Abbé Pierre. Le logement est une question de santé publique. Janvier 2016
  • Rasouil, Beeta, Joshua Okrent, and Deanna Okrent. « The Connection between Health and Housing: The Evidence and Policy Landscape ». Alliance for Health Reform, October 2015
  • The King’s Fund. Webinar: Driving integration between housing and health. 2 March 2016

About the author

< Read more

 

Commentaires (0)

Aucun commentaire trouvé !

Écrire un commentaire

J'accepte la politique de confidentialité d'e 'Antares HealthLines et je donne mon consentement pour la cession de mes données afin de recevoir plus information

 

Copyright © 2016 Antares Consulting.