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70% des médicaments les plus vendus en 2014 sont biotechnologiques

Parmi les dix médicaments les plus vendus en 2014 aux États-Unis, sept sont biotechnologiques et représentent 72% des ventes. Ces chiffres mettent en avant l’importance de la biotechnologie pour la société et l’économie en général.

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<small><small><small>Source : Elaboration propre à partir des données des groupes pharmaceutiques et de Bloomberg.</small></small></small>

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<small><small><small>Note : Les médicaments surlignés en orange sont biotechnologiques, le reste étant de synthèse chimique.</small></small></small>

<small><small><small>Source : Elaboration propre à partir des données des groupes pharmaceutiques et de Bloomberg.</small></small></small>

Les médicaments biotechnologiques ont permis d’améliorer la prise en charge de maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde et certains types de cancer. Le nombre de patients bénéficiant de ce type de traitements est estimé à 350 millions. Ainsi, nous pouvons d’ores et déjà parler de bioéconomie, une économie qui mérite une attention particulière puisqu’elle est basée sur la connaissance et l’innovation et a pour but d’améliorer la qualité de vie des patients.

Il est prévu qu’en 2017, le marché mondial des médicaments biotechnologiques représente 221 milliards de dollars. En Europe, 22 millions d’emplois à forte valeur ajoutée sont attribués à la bioéconomie. La plupart des entreprises qui commercialisent les sept principaux médicaments biotechnologiques (en valeur de ventes aux États-Unis) sont des big pharma, mais il s’agit dans de nombreux cas de découvertes et développements menés par de petites biotechs. Derrière ces ventes, il existe en réalisé un réseau d’entreprises et institutions qui contribuent aux différentes étapes du développement de ces produits et génèrent de la valeur tout au long du processus. Ainsi, la recherche et développement de ces médicaments impacte un ensemble d’agents du secteur des biotechnologies : start-ups, entreprises de services, centres de santé, universités, etc., et pas uniquement les big pharma.

En 2013 aux États-Unis, il y avait plus de 900 molécules biotechnologiques en développement, dont plus de la moitié dans les domaines de l’oncologie, des maladies infectieuses, des maladies auto-immunes et des maladies cardiovasculaires. Cette recherche et développement implique une augmentation de la complexité des études cliniques et de la production : quand il s’agit de molécules produites par des organismes vivants, les étapes du développement demandent plus de temps et de garanties afin d’obtenir la sécurité et l’efficacité nécessaires au produit final. Cela explique le coût élevé.

Finalement, l’apparition de ces médicaments impacte également les comptes des hôpitaux où une grande partie de ces traitements biotechnologiques sont consommés. Même si à court terme ils ont un impact budgétaire élevé, investir dans ces traitements peut, à long terme, représenter un bénéfice pour le système grâce à l’amélioration de la qualité de vie des patients, qui consommeront non seulement moins de ressources de santé, mais qui seront aussi plus productifs lors du retour au travail ou en réduisant le temps des arrêts maladie.

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<small><small><small>Image : Écosystème de recherche et développement en pharmacie biotechnologique. Source : PhRMA.</small></small></small>

Conclusions et axes de réflexion

Même si le processus de recherche et développement des médicaments biotechnologiques est long, complexe et onéreux, il existe des connaissances scientifiques et d’importantes opportunités de développement de nouveaux médicaments ayant un impact positif sur la société.

Afin de tirer profit de ce potentiel, une collaboration entre tous les agents du système est nécessaire, afin d’arriver à ce que de nouveaux médicaments guérissent et améliorent la qualité de vie des patients tout en contribuant au développement de la bioéconomie.

Concluons donc avec quelques idées et axes de réflexion pour que cet écosystème de la bioéconomie fonctionne correctement :

  • Explorer de nouveaux outils, technologies et connaissances pour optimiser les processus complexes de recherche et développement (par exemple, l’utilisation du big data en modélisation et simulation, les réseaux sociaux pour le recrutement de patients, etc.)
  • Augmenter les investissements afin de soutenir la recherche et développement des biotechs
  • Garantir un système de protection de la propriété intellectuelle efficace afin de favoriser l’innovation
  • Adapter le cadre réglementaire à ces nouvelles thérapies
  • Établir un bon système d’évaluation des technologies (HTA)
  • S’ouvrir à des partenariats entre agents de l’écosystème dès les premières phases, dans un esprit de collaboration
  • Définir de nouvelles politiques pharmaceutiques pour assurer l’accès des patients au traitement
  • Concevoir des stratégies et programmes qui stimulent la bioéconomie.

 


 

Références à des documents externes : Phrma. Industry Profile 2014.

 

 

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