Spanish
Français

6 clés pour une gestion efficace des listes d'attente en chirurgie non urgente

Les listes d'attente en chirurgie non urgente ont une grande visibilité et un impact considérable sur les services de santé, même si leur gestion n’est pas toujours orientée dans une perspective à long terme.


Par Iván Zorita et Esteban Carrillo

Il est communément admis qu'une meilleure gestion entraîne une réduction de l’attente des patients. Les experts s'accordent plutôt pour dire que, généralement, l'augmentation des ressources réduit le temps moyen d'attente, tandis que le nombre de patients figurant sur la liste, appelé "effet d’appel", augmente.

Antares Consulting a identifié 6 éléments clés à prendre en compte dans la gestion efficace des listes d’attente en chirurgie non urgente :

 

  1. Prioriser les patients : avec une forte implantation dans certains pays occidentaux, les systèmes de hiérarchisation permettent de classer les patients en fonction de critères cliniques, psychologiques et sociaux. Le degré d’urgence et la gravité de chaque patient sont les plus utilisés, même si leurs critères doivent être adaptés en fonction des diagnostics et / ou des procédures. Cela ne réduit pas la liste d'attente, mais garantit que les patients soient pris en charge en fonction de leurs besoins.

  2. Limiter l’attente comme un droit du patient : la mise en place de garanties des temps d’attente maximaux contribue à réduire les délais moyens, bien que cet outil doive être complété par d’autres mesures pour en assurer l’impact.

  3. Temps d'attente pour la pathologie vs. le nombre de patients sur la liste : face à l'association de leur gestion et d’un recensement des patients en attente trop inexact, les experts recommandent d'évaluer les temps d'attente moyens, car ils permettent de suivre des indicateurs tels que le délai, l'attente moyenne et maximale. Ceci sans oublier qu'un seul indicateur est insuffisant pour bien évaluer sa gestion.

  4. Déblocage administratif de la liste d'attente : Les listes d'attente sont "gonflées" avec des patients qui n'ont plus besoin d'opération ou qui se sont fait opérés dans un autre centre. Un processus simple, tel que les examens administratifs, réduit dans de nombreux cas les patients en attente de 20 à 30%. L’analyse de la pertinence de l'indication, par le biais d'audits de liste d'attente, contribue à améliorer la pertinence de la chirurgie et à éviter les interventions peu recommandées...

  5. La liste d'attente pour une intervention chirurgicale, partie émergée de l'iceberg : il est courant de ne considérer que le temps d'attente entre l’annonce d'une intervention chirurgicale non urgente et une intervention chirurgicale, alors que, dans de nombreux cas, le problème réside dans les longues périodes d'attente pour les soins en première consultation ou pour les tests de diagnostic.

  6. Des systèmes d'information soutenant une gestion efficace : le problème réside en grande partie dans la transparence et la gestion de l’information : l'information disponible ne nous permet pas de savoir qui attend depuis combien de temps et pour quelle raison. L’introduction de systèmes d’information normalisés a été l’un des facteurs de succès dans des pays comme le Portugal ou le Royaume-Uni, qui ont réussi à réduire considérablement les listes d’attente.

About the author

< Read more

 

Commentaires (0)

Aucun commentaire trouvé !

Écrire un commentaire

J'accepte la politique de confidentialité d'e 'Antares HealthLines et je donne mon consentement pour la cession de mes données afin de recevoir plus information

 

Copyright © 2016 Antares Consulting.